Pendant longtemps, changer de mutuelle ressemblait à un petit parcours du combattant : préavis, date d’échéance à ne pas rater, lettres recommandées, etc.

Depuis 2020, les règles ont changé. En pratique, il est plus simple de changer de mutuelle, mais pas à n’importe quel moment, et pas dans n’importe quelles conditions.

Nous allons examiner le dossier comme un enquêteur :

  • ce que disent réellement les textes,
  • comment les mutuelles augmentent leurs tarifs,
  • à quels moments il est intéressant de se pencher sur son contrat,
  • et quand il est pertinent de solliciter un courtier comme Prialys pour “requalifier” votre protection santé.

Juridiquement, peut-on changer de mutuelle facilement ?

1.1. Après un an : la résiliation infra-annuelle (RIA)

Depuis la loi n°2019-733 du 14 juillet 2019, entrée en vigueur au 1ᵉʳ décembre 2020, vous pouvez résilier votre contrat de complémentaire santé :

  • à tout moment,
  • sans frais ni pénalité,
  • dès que le contrat a plus d’un an.

Ce droit s’applique :

  • aux contrats individuels,
  • à une grande partie des contrats collectifs (hors cas particuliers de certaines mutuelles d’entreprise obligatoires).

Concrètement :

  • plus besoin d’attendre la date d’échéance annuelle ;
  • plus besoin de surveiller l’avis d’échéance pour profiter d’une fenêtre de tir.

Votre nouvelle mutuelle peut, dans la plupart des cas, se charger de la résiliation auprès de l’ancienne, une fois le contrat signé.

1.2. Avant un an : c’est possible, mais seulement dans certains cas

Avant le premier anniversaire du contrat, la résiliation reste plus encadrée.
Elle est généralement possible uniquement en cas de changement de situation ayant un impact sur le risque couvert, par exemple :

  • adhésion à une mutuelle d’entreprise obligatoire ;
  • déménagement significatif ;
  • changement de situation familiale (mariage, divorce, etc.) ;
  • bénéfice de la Complémentaire santé solidaire (CSS) ;
  • etc.

Dans ces cas, l’assureur peut demander des justificatifs (contrat de travail, attestation de couverture obligatoire, etc.).


Quand les mutuelles augmentent-elles leurs tarifs ?

2.1. Le calendrier habituel des hausses

Dans la majorité des cas, les complémentaires santé révisent leurs cotisations :

  • au 1ᵉʳ janvier de chaque année (cas le plus courant),
  • ou à la date d’échéance du contrat lorsqu’elle n’est pas fixée au 31 décembre (date anniversaire, par exemple).

L’augmentation est notifiée sur l’avis d’échéance ou un courrier spécifique :

  • nouvelle cotisation annuelle ou mensuelle,
  • mention des garanties et des conditions de reconduction.

C’est souvent à ce moment-là que les assurés découvrent la hausse.

2.2. Qui augmente ? Plutôt une “vague de fond” qu’un cas isolé

Les chiffres disponibles montrent qu’il ne s’agit pas de quelques “mauvais élèves”, mais d’une tendance de marché :

  • la Mutualité Française a observé une hausse moyenne de 8,1 % en 2024, puis d’environ 5,3 % à 6 % en 2025 pour les contrats individuels, avec jusqu’à 7,3 % pour certains contrats collectifs.
  • plusieurs analyses parlent d’une progression globale des cotisations de l’ordre de +40 % depuis 2018.

Ces hausses s’expliquent par plusieurs facteurs :

  • augmentation des dépenses de santé (vieillissement de la population, innovations médicales) ;
  • transfert progressif de certaines charges de la Sécurité sociale vers les complémentaires (dentaire, optique, etc.) ;
  • revalorisation des consultations (généralistes à 30 € par exemple) et des soins, en partie répercutée sur les mutuelles.

Autrement dit :
presque toutes les mutuelles révisent leurs prix, à des niveaux variables. L’enjeu n’est pas de “trouver celle qui n’augmente jamais”, mais de vérifier :

  • si la hausse est cohérente avec l’évolution du marché,
  • si votre contrat est encore adapté à vos besoins.

Quand est-il pertinent de changer de mutuelle ?

Voyons cela comme une grille d’enquête : situation par situation.

Tableau – Pouvez-vous changer de mutuelle maintenant ?

SituationAvez-vous le droit de résilier ?À quel moment agir ?Bon réflexe “enquêteur”
Contrat individuel de plus d’un anOui, à tout moment, sans frais (résiliation infra-annuelle)Dès que vous identifiez un contrat inadapté ou trop cherProfiter d’une forte hausse, d’un changement de besoins, ou d’une offre plus adaptée.
Contrat individuel de moins d’un anNon, sauf changement de situation (emploi, mutuelle obligatoire, CSS…)Dès que le changement survient, en fournissant les justificatifsVérifier dans les conditions générales la liste précise des motifs légitimes.
Mutuelle d’entreprise obligatoire (salarié)En principe non, sauf cas particuliers (fin de contrat de travail, rupture période d’essai, etc.)Au moment de la sortie de l’entreprise (fin de contrat)Anticiper la bascule : comparer une mutuelle individuelle avant la fin de la portabilité.
Mutuelle d’entreprise facultative / ayants droitOui, possibilité de résiliation infra-annuelle après un an, selon le type de contratAprès 12 mois, ou à l’échéance si les conditions le prévoientVérifier si rester comme ayant droit est vraiment intéressant par rapport à une mutuelle individuelle.
Augmentation importante de cotisationOui, si le contrat a plus d’un an (via RIA), ou parfois au titre de clause d’augmentation “non justifiée”Juste après réception de l’avis d’échéance, ou dès l’entrée en vigueur de la hausseComparer la hausse avec la moyenne du marché et vos garanties réelles, pas seulement le prix.
Changement de situation personnelle (mariage, divorce, déménagement…)Parfois oui, même avant 1 an, si le changement figure dans les motifs de résiliation anticipéeAu moment du changement (délai souvent de quelques mois)Vérifier les motifs listés dans votre contrat et demander conseil à votre courtier.

Quand contacter votre courtier pour (re)faire le point ?

En pratique, il y a 3 moments clés où contacter un courtier comme Prialys fait réellement sens.

4.1. À la réception de l’avis d’échéance ou d’une forte hausse

Vous recevez un courrier ou un mail annonçant :

  • la nouvelle cotisation,
  • et parfois une augmentation à deux chiffres.

Réflexe “enquête” :

  1. comparer le taux de hausse à la moyenne du marché (5–8 % ces dernières années) ;
  2. vérifier si vos garanties ont été améliorées en parallèle ;
  3. regarder vos dépenses de santé récentes (dentaire, optique, spécialistes, hospitalisation).

C’est un excellent moment pour demander à votre courtier :

  • si la hausse est dans la norme ou non,
  • si le contrat reste cohérent,
  • s’il existe une autre formule (ou un autre assureur) plus adaptée.

4.2. Lors d’un changement de vie important

Quelques déclencheurs typiques :

  • départ à la retraite (fin de mutuelle d’entreprise) ;
  • arrivée ou départ d’un enfant ;
  • passage en indépendant (TNS) ou création d’entreprise ;
  • diagnostic de maladie chronique ou soins lourds à venir.

Dans tous ces cas, ce n’est pas seulement le prix qui change : ce sont vos besoins en hospitalisation, soins courants, dentaire, optique, prévoyance, etc.

Le courtier peut vous aider à :

  • recenser les nouveaux risques ;
  • recalibrer la mutuelle (plus, ou moins, selon les postes) ;
  • éventuellement distinguer ce qui relève de la mutuelle et ce qui relève de la prévoyance.

4.3. Quand vous avez le sentiment de “payer pour rien”

Autre cas de figure fréquent : vous avez peu de soins, mais une cotisation qui augmente chaque année.

L’objectif n’est pas de “tout couper”, mais de vérifier si :

  • certaines garanties sont surdimensionnées par rapport à votre consommation réelle ;
  • une formule plus simple (voire une autre gamme) ne permettrait pas de réduire la cotisation tout en gardant un socle solide (notamment en hospitalisation).

Là encore, un échange avec un courtier permet de faire la part des choses entre :

  • le ressenti (“je n’y vais jamais”),
  • et la réalité du risque (un seul séjour hospitalier coûte vite cher).

Diagnostic mutuelle santé : trouvez la formule adaptée

Étape 1/5

Votre situation

Assuré principal

Vos besoins prioritaires

Cochez vos priorités (plusieurs choix possibles).

Votre contrat actuel

Budget & objectif

Vos coordonnées

Le téléphone est demandé uniquement si vous choisissez d’être rappelé(e).

Vos données ne sont jamais revendues. Un seul contact, selon le mode choisi.

Check-list “mode enquêteur” avant de changer de mutuelle

Avant de quitter votre mutuelle actuelle, posez-vous ces questions, comme un enquêteur qui passe votre dossier au peigne fin :

  1. Mon contrat a-t-il plus d’un an ?
    • Si oui : résiliation possible à tout moment (RIA).
    • Sinon : vérifier les cas de changement de situation.
  2. Pourquoi je veux changer ?
    • prix uniquement ?
    • garanties mal adaptées ?
    • besoins nouveaux (enfants, retraite, maladie) ?
  3. Quels sont mes postes de dépense principaux ?
    • dentaire, optique, hospitalisation, spécialistes, médicaments…
    • faire le bilan sur 12 à 24 mois.
  4. La hausse de cotisation est-elle isolée ou dans la moyenne du marché ?
    • si votre cotisation grimpe beaucoup plus vite que les hausses moyennes, c’est un signal fort.
  5. La nouvelle mutuelle est-elle vraiment mieux adaptée ?
    • ne pas comparer uniquement le prix,
    • regarder les plafonds, les % BR, les postes d’intérêt pour vous, les délais de carence.
  6. Ai-je besoin d’un avis neutre ?
    • un courtier peut comparer plusieurs offres et traduire le jargon en réponses concrètes :
      “Combien vais-je payer ? Pour quels soins ? Avec quels restes à charge probables ?”

Conclusion : changer de mutuelle, plus simple… mais pas à la légère

Oui, changer de mutuelle est devenu plus facile grâce à la résiliation infra-annuelle, à condition que votre contrat ait plus d’un an.

Mais dans un contexte où :

  • les cotisations augmentent régulièrement,
  • les règles de remboursement évoluent (consultations, dentaire, optique, 100 % Santé),
  • et vos besoins personnels changent au fil de la vie,

l’enjeu n’est pas seulement de “fuir une hausse”, mais de reconstruire une protection cohérente.

C’est précisément là qu’un courtier en mutuelle a un rôle d’“enquêteur” :

  • analyser votre contrat actuel,
  • décortiquer l’avis d’échéance,
  • comparer plusieurs solutions réalistes,
  • et vous aider à choisir une mutuelle qui correspond à votre profil, à vos soins et à votre budget, pas à un profil moyen.