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Votre assurance-vie a franchi le cap des 8 ans ? Bonne nouvelle : vous bénéficiez désormais d’une fiscalité allégée sur vos retraits. Pour comprendre les bases du retrait, consultez notre comment complet sur le retrait d’une assurance-vie.

 

Pourquoi 8 ans est une date clé

La durée de 8 ans ne bloque pas votre épargne. Vous pouvez retirer votre argent à tout moment depuis le premier jour. En revanche, cette date anniversaire déclenche des avantages fiscaux significatifs qui rendent les retraits beaucoup plus intéressants.

Avant 8 ans, les gains retirés sont taxés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Après 8 ans, vous conservez les prélèvements sociaux mais vous bénéficiez d’un abattement et d’un taux réduit sur la part imposable.

 

L’abattement annuel : votre franchise d’impôt

Chaque année, vous disposez d’un abattement sur les gains retirés de vos contrats d’assurance-vie de plus de 8 ans. Ce montant est de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Cet abattement s’applique uniquement sur les gains (intérêts et plus-values), jamais sur le capital versé. Concrètement, si vous retirez 20 000 euros dont 5 000 euros de gains, seuls 400 euros de gains seront imposables si vous êtes célibataire (5 000 – 4 600 = 400 euros).

L’abattement se renouvelle chaque année civile. Si vous avez des besoins importants, vous pouvez donc étaler vos retraits sur deux années pour bénéficier deux fois de l’abattement.

 

Le taux réduit de 7,5 %

Au-delà de l’abattement, les gains restants ne sont pas taxés à 12,8 % comme avant 8 ans, mais à 7,5 % seulement. Cette réduction s’applique aux gains correspondant à des versements inférieurs à 150 000 euros tous contrats confondus.

Si vous avez versé plus de 150 000 euros sur l’ensemble de vos contrats d’assurance-vie, les gains correspondant à la fraction excédentaire restent taxés à 12,8 %. Ce seuil s’apprécie par contribuable, pas par contrat.

Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent dans tous les cas sur l’intégralité des gains, sans abattement ni taux réduit.

 

Comment calculer l’impôt sur votre retrait

Prenons un exemple concret. Marie, célibataire, possède un contrat d’assurance-vie de 12 ans. Elle a versé 50 000 euros et son contrat vaut aujourd’hui 65 000 euros, soit 15 000 euros de gains. Elle souhaite retirer 30 000 euros.

La part de gains dans son retrait se calcule au prorata : 30 000 × (15 000 / 65 000) = 6 923 euros de gains retirés. Après application de l’abattement de 4 600 euros, il reste 2 323 euros imposables. L’impôt sur le revenu sera de 2 323 × 7,5 % = 174 euros. Les prélèvements sociaux s’élèvent à 6 923 × 17,2 % = 1 191 euros. Au total, Marie paiera 1 365 euros de fiscalité sur son retrait de 30 000 euros, soit un taux effectif d’environ 4,5 %.

 

Stratégies pour optimiser vos retraits

Étalez vos retraits sur plusieurs années. Si vous avez besoin de 20 000 euros, envisagez de retirer 10 000 euros en décembre et 10 000 euros en janvier. Vous bénéficierez de deux abattements annuels au lieu d’un seul.

Privilégiez les rachats partiels. Le rachat total ferme définitivement votre contrat et vous fait perdre son antériorité fiscale. Avec un rachat partiel, votre contrat continue de fonctionner et vous conservez tous les avantages liés à son ancienneté.

Arbitrez avant de retirer. Si votre contrat comporte plusieurs supports, vous pouvez transférer vos plus-values latentes vers le fonds euros avant le rachat. Les arbitrages internes ne déclenchent pas d’imposition.

Vérifiez le seuil des 150 000 euros. Si vous approchez de ce seuil tous contrats confondus, privilégiez les retraits sur les contrats alimentés en premier pour bénéficier du taux de 7,5 % sur un maximum de gains.

 

Option pour le barème progressif

Par défaut, vos gains sont soumis au prélèvement forfaitaire. Mais vous pouvez opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu lors de votre déclaration annuelle.

Cette option peut être avantageuse si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 7,5 %, c’est-à-dire si vous êtes non imposable ou dans la tranche à 11 % avec peu de revenus. Attention : l’option s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l’année, pas seulement à votre assurance-vie.

 

Votre courtier peut vous accompagner

Si vous avez souscrit votre contrat via un courtier comme Prialys, contactez-le avant d’effectuer votre retrait. Il pourra simuler précisément la fiscalité selon différents scénarios, vous conseiller sur le timing optimal et le montant à retirer, constituer votre dossier et suivre son traitement, et vous alerter sur les impacts éventuels pour votre stratégie patrimoniale.

Passer par votre courtier ne rallonge pas les délais : il transmet directement votre demande à l’assureur qui dispose toujours de deux mois maximum pour vous verser les fonds.

 

Ce qu’il faut retenir

Après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 euros (ou 9 200 euros en couple) sur les gains retirés. Au-delà de l’abattement, le taux d’imposition passe de 12,8 % à 7,5 % pour les versements inférieurs à 150 000 euros. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas. Étaler vos retraits sur plusieurs années permet de multiplier les abattements. Votre courtier peut vous aider à optimiser la fiscalité de vos rachats.

Vous souhaitez effectuer un retrait sur votre assurance-vie ? Les conseillers Prialys simulent gratuitement la fiscalité de votre rachat et vous accompagnent dans vos démarches. Contactez-nous pour un bilan personnalisé.

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