Beaucoup d’indépendants confondent RC Pro et multirisque pro — et découvrent la différence le jour du sinistre. Prialys, courtier en assurance professionnelle en Occitanie, analyse gratuitement vos risques réels avant de vous proposer un contrat. Voici comment distinguer les deux, et choisir.
La RC Pro : les dommages que vous causez aux autres
La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à des tiers (clients, fournisseurs, passants) dans le cadre de votre activité : un conseil erroné qui fait perdre de l’argent à un client, une chute dans votre boutique, un café renversé sur le serveur informatique d’un client. Elle est obligatoire pour les professions réglementées (santé, droit, immobilier, BTP, conseil financier…) et exigée par contrat dans beaucoup d’autres cas.
La multirisque pro : vos propres biens et votre exploitation
La multirisque professionnelle protège ce qui vous appartient : local, matériel, stock, marchandises, contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol, le vandalisme ou les événements climatiques. Elle inclut généralement une garantie perte d’exploitation, qui compense le chiffre d’affaires perdu pendant la remise en état — souvent la garantie qui sauve réellement l’entreprise après un sinistre majeur.
Qui a besoin de quoi ? Cas concrets
Consultant, freelance du numérique, profession libérale sans local
La RC Pro est le socle indispensable (avec un volet RC exploitation et, selon l’activité, une protection juridique). La multirisque se limite éventuellement au matériel informatique nomade.
Commerçant, restaurateur, artisan avec local
Les deux sont nécessaires : la RC Pro pour les tiers, la multirisque pour le local, le stock et la perte d’exploitation. Un restaurateur sans perte d’exploitation après un incendie de cuisine ferme définitivement dans la majorité des cas.
Artisan du bâtiment
RC Pro + décennale obligatoire + garantie du matériel et des engins. Voir notre article dédié sur les 5 erreurs RC Pro qui coûtent cher aux auto-entrepreneurs.
Les pièges classiques à la souscription
Capitaux de stock sous-évalués (la règle proportionnelle réduit alors l’indemnisation), activité déclarée trop étroite, garantie perte d’exploitation absente ou limitée à 3 mois, franchise vol conditionnée à des moyens de protection jamais installés. Un audit de contrat permet d’aligner les garanties sur la réalité de l’activité — d’autant que les tarifs professionnels augmentent d’environ 6 % en 2026 : c’est le bon moment pour remettre votre contrat en concurrence plutôt que d’accepter la hausse.
FAQ — RC Pro et multirisque
La RC Pro est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur ?
Uniquement pour les activités réglementées. Mais en pratique, beaucoup de clients et de plateformes l’exigent, et son absence vous expose personnellement en cas de dommage.
Une multirisque inclut-elle toujours la RC Pro ?
Souvent une RC exploitation, oui ; la RC professionnelle (faute, erreur, conseil) pas toujours. Lisez le tableau des garanties ou faites-le vérifier.
Que coûtent ces contrats ?
Une RC Pro démarre autour de 100 à 300 € par an pour un indépendant du tertiaire ; une multirisque commerce dépend de la surface, du stock et de l’activité, généralement de 400 à plus de 2 000 € par an.
Travailler depuis chez soi change-t-il quelque chose ?
Oui : prévenez votre assureur habitation et vérifiez que votre matériel professionnel et la réception éventuelle de clients sont couverts — ce n’est pas le cas par défaut.
Faites auditer gratuitement vos contrats pro par un conseiller Prialys : nous identifions doublons, trous de garantie et économies possibles.
